Témoignage des employés de chez Euro RSCG C&O – Décembre 2010

Après avoir accueillis les élèves de troisième, trois employés de chez Euro RSCG C&O  nous donnent leur avis sur le projet d’Un stage et Après, et son impact sur l’entreprise.

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Carine Derieu, Partner au planning stratégique d’Euro RSCG C&

« Ce fut une expérience intéressante que d’accueillir Shirley et Marvin, avant tout parce que nous avons accompagné deux collégiens attentifs, intéressés, participatifs et vifs. L’un d’entre eux a montré une capacité étonnante, pour son jeune âge, à intégrer l’ensemble de ce qui lui a été expliqué tout au long de la semaine, à synthétiser les différents métiers, et à comprendre les bases de ce qui nourrit nos réflexions au quotidien.

Un tel échange est intéressant pour des professionnels comme nous, qui pratiquons notre métier depuis longtemps. Expliquer simplement et clairement ce que nous faisons, comment nous le faisons et pourquoi, le temps d’une demi-journée, s’est avéré être un exercice plus compliqué que prévu. Cela m’a permis de me poser des questions que je ne me posais plus, par habitude.

Le projet que propose Un stage et après me parait essentiel afin denrichir l’environnement encore trop cloisonné de certains jeunes, et ainsi de les ouvrir à des contacts qu’ils auraient beaucoup de mal à nouer sans ce coup de pouce volontariste. Et pourquoi pas aussi pour apporter en retour un peu de mélange à notre profession encore assez conservatrice dans les profils et les origines sociales des collaborateurs qui y évoluent. »

Axel Thomasset, consultant E-Influence chez Euro RSCG C&O

« C’est un projet essentiel car il fait approcher des métiers dont ces jeunes ne soupçonnent pas l’existence. Vivre dans des quartiers difficiles, c’est vivre dans des rêves. Entre être chômeur et être une star du ballon rond/chanteuse, il y a bien quelques alternatives. L’une d’entre elles, c’est peut-être les métiers de la communication.

Pour l’entreprise, c’est une façon de faire connaître à des enfants des métiers qu’ils ne découvriront pas, sans doute, dans leur environnement social. C’est une initiative en faveur de l’égalité des chances. Pour le salarié, c’est le don de quelques minutes à des collégiens qui en ont besoin. C’est une expérience de partage qui le fait se rendre compte de sa chance et qui le remplit d’énergies positives ! Il a donc plus à gagner qu’à perdre.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Grâce à cette expérience, nous nous sommes entraînées à expliquer notre métier avec des mots simples, et cet entrainement peut s’avérer précieux lorsqu’il s’agit de se présenter devant nos clients. Il y a un langage agence, parfois nécessaire mais dont l’utilisation est aussi un peu abusive. Partager du temps avec ces collégiens m’a rappelé que certaines idées simples nécessitent des mots simples.

J’ai trouvé les collégiens à la fois curieux et fragiles. Curieux car c’est pour eux une opportunité unique de poser des questions à ceux qui font la publicité, eux qui touchent à cet univers à travers la télé et le web. Fragiles parce qu’ils ont peut-être encore du mal à s’imaginer là dans 5 ou 10 ans. D’où la nécessité de leur raconter des histoires simples et imagées pour les rassurer sur le fait que ces métiers leur seront accessibles un jour. »

Aurore Le Bourdon, chargée d’édition chez Euro RSCG C&O

« C’est intéressant d’expliquer son métier dans les termes les plus clairs et les plus simples possible, à des gens qui n’y connaissent absolument rien. Cela m’a permis de réfléchir à mon activité, et de la voir autrement d’une certaine manière. De plus, il fallait être convaincant et positif pour attirer ces jeunes vers nos métiers. Cela m’a fait sortir en quelque sorte des contrariétés quotidienne et réaliser que finalement, on aime bien son métier.

Cette expérience nous a apporté à tous de la fraîcheur, de l’ouverture. Une récréation utile en quelque sorte.

Faire découvrir à des jeunes de quartiers difficiles des métiers qu’ils n’ont pas la chance de pouvoir connaitre habituellement, c’est vraiment top. Moi qui ai découvert mon métier en master 2, et je trouve que c’est vraiment bien d’ouvrir l’esprit des plus jeunes, surtout si a priori personne dans leur entourage ne travaille dans nos métiers. »