Le service civique et après ?, par Amada

A dix mois et demi de ma mission, la fin n’est plus bien loin. Drôle de constat quand je sens que ce n’est qu’un début, un début dans ma vie d’adulte, mais aussi la première marche d’une émancipation professionnelle et sociale. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement. Lorsque l’association m’a contacté il y a quelques onze mois, je pensais servir une cause tout à fait honorable, celle d’accompagner les jeunes de ZEP dans leur orientation scolaire. Un vrai challenge, pour une étudiante ayant grandi dans une cité et étudié dans les établissements du 15ème, que celui de tenter de pallier cette fracture sociale propre de la région parisienne.

Cependant, si à notre niveau, et pour reprendre une phrase de Pierre Rhabi, l’équipe USEA fait sa part du colibri dans la lutte contre l’inégalité des chances, un deuxième constat non négligeable est à mettre en avant. Car en plus d’œuvrer à l’émancipation culturelle et sociale des collégiens, à travers des stages dans de grandes entreprises, des coachings scolaires et des sorties culturelles, l’association œuvre à l’émancipation des petits colibris que nous sommes. Soucieux de nos projets personnels, il œuvre à les mettre en avant, nous présenter les personnes déterminantes, des petits coups de pouce souvent bien transcendants dans nos vies.

Le service civique est pour finir, une mission indéfinissable, non seulement parce qu’on l’y fait de tout : de l’accompagnement scolaire, de la préparation d’évents, mais aussi des tâches administratives telles que des dossiers de demande de subventions… mais aussi car c’est une mission émancipatrice, riche d’expériences que je recommande vivement à tous les jeunes âgés entre 16 et 26 ans !

Pour conclure, à mes yeux, USEA incarne une main tendue à tout un chacun, une opportunité de se réaliser personnellement et professionnellement, autant à chaque élève bénéficiaire, qu’à l’équipe intervenante.

 

PS : Une anecdote finale pourrait illustrer le parallèle entre les jeunes collégiens bénéficiaires de l’intervention l’association Un stage et après, et nous l’équipe intervenante ! Il s’agit d’une phrase que m’a dite une ancienne volontaire civique dans les bureaux de l’association avant que je passe en entretien de mission : « Faire un service civique, ça prend du temps, mais c’est plus intéressant que de travailler au Mc’do ! » ! Drôle de phrase, forte de sens, qui m’est souvent revenue au cours de ma mission, lorsque les élèves en stage dans nos entreprises partenaires nous disent : « Faire un stage ailleurs que dans son quartier, c’est mieux que de le faire au kébab ! ».

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