Revue de presse – Le Monde

Le Monde, 01.11.11 : 5 membres de la délégation française au Sommet mondial de l’Education (WISE) au Qatar confient au Monde leurs motivations – Propos recueillis par Maryline Baumard.

Au début du mois de novembre, le sommet international de l’éducation ; le Wise : World Innovation Summit for Education s’est tenu au Qatar à Doha. Plus de cent cinquante pays y ont envoyé des représentants. Longtemps ignoré, ce sommet est devenu en seulement quelques années très attractif. Ce sommet réunit toute sorte d’acteur de l’éducation : ministres, organisations internationales, fondations… Il permet donc de dialoguer, d’échanger les points de vue, de réfléchir sur le modèle éducatif de demain. Le ministre français de l’éducation nationale Luc Chatel rappelle par ailleurs les différentes évolutions connues par le système éducatif français. Celle des années 1880 avec la loi Ferry relative à l’école gratuite, laïque et obligatoire. Celle des années 1960 avec la massification. Et enfin celle du XXIème siècle qui doit selon le ministre se focaliser sur la personnalisation. Luc Chatel mentionne combien il est important de venir en aide à chaque élève, de prendre en considération ses difficultés. Même si le système éducatif français est régulièrement décrié, nous pouvons tout de même mettre en exergue l’excellence éducative avec les classes du Lycée Louis le Grand qui se développent aux Emirats Arabes Unis. Le proviseur du Lycée Louis le Grand qui a en outre rappelé l’importance du recrutement des étudiants étrangers pour le système éducatif français. Selon lui, il est important que la France participe à ce sommet dans le but d’attirer les meilleurs élèves en France. Ce sommet a également vocation à aider le Qatar, désirant rendre plus attractif son système éducatif. La collaboration inter – étatique en matière d’éducation a donc un intérêt : innover, moderniser, évoluer. La représentation française s’intéresse également à d’autres formes de scolarisation : dans d’autres milieux sociaux, dans d’autres champs culturels. La lutte contre l’échec scolaire demeure une priorité, il faut impérativement réduire le nombre d’élèves quittant le système éducatif français sans la moindre formation, sans le moindre diplôme. La représentation française a donc concentré sa réflexion sur diverses expérimentations, en prenant davantage en compte les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Le Monde, 09.11.11 Un nouveau statut des enseignants proposé par l’UMP inquiète les syndicats.

L’éducation est une thématique redondante dans les campagnes électorales. Ainsi, dans son projet pour la campagne présidentielle de 2012, l’Union du Mouvement Populaire (UMP) s’interroge sur le statut des enseignants : sur leur temps de travail, sur leur recrutement. Le projet prend davantage en compte la personnalisation, les professeurs ne devraient pas uniquement assurer les cours ; ils seraient impliqués dans du tutorat, dans l’orientation des élèves. Ce nouveau statut serait mis en application dès 2013 en cas de victoire à la présidentielle de 2012. Il repose sur le volontariat, ce nouveau statut entraînera une revalorisation de la rémunération. Le projet de l’UMP consiste à évaluer les professeurs par les chefs d’établissement et à un créer un statut de responsable disciplinaire promouvant l’entre – aide entre les professeurs : les plus expérimentés aidant les plus jeunes. Cette réforme de l’éducation nationale suscite là encore beaucoup d’inquiétude au sein du corps enseignant. Le projet de l’UMP tend lui aussi à accroître l’autonomie des établissements : la direction pouvant recruter librement chaque professeur.