Compte rendu de l’atelier #1 au Collège République de Nanterre le 10.11.11

Pour ce premier atelier de l’année au Collège République de Nanterre, les intervenants bénévoles étaient nombreux et motivés ! 57 élèves étaient répartis en groupe de trois durant une heure avec comme objectif de rédiger une lettre de présentation/ motivation. Ils ont identifié, avec l’intervenant, leur qualité pouvant être mise à contribution dans un stage ou un travail. Il leur a été facile de donner leurs défauts, mais ils étaient plus timides pour parler de leurs qualités, pourtant nombreuses ! Après un échange avec les intervenants, plusieurs ont mis en avant leur curiosité et se sont rendus compte qu’être sportif pouvait être un vrai atout ! Mais ce qu’ont constaté tous les intervenants est la maturité et le côté débrouillard de ces élèves. Les élèves issus des quartiers difficiles grandissent avec plus d’indépendance qu’ailleurs. Cette qualité sera leur atout majeur au cours de leurs prochaines années. L’objectif est maintenant qu’ils mettent ces atouts appris dans leur quartier à contribution de leur réussité.

Les ateliers étaient animés par Laurence Vaudet, Clémence Coursimault, Joséphine Delval, Eudes Nicolas, Clémence Perroton, Brice Arnould, Louis Roullier, Augustin Yvan, Leilla Defrance, Geoffroy de La Rochebrochard, Mickael Vidal et Bastien Le Coz

Joséphine Delval : « Mon groupe de travail était composé de quatre jeunes filles impliquées et curieuses d’en apprendre plus sur le déroulement et l’organisation du stage. Dans un premier temps, nous avons discuté de leur collège, de leurs goûts scolaires, de leurs attentes pour la suite. Celles-ci avaient déjà une idée plutôt précise de leur métier sans toutefois connaitre la façon d’y aboutir. Nous avons débattu sur l’utilité du stage à laquelle elles ne croyaient pas vraiment originellement. En leur exposant concrètement le principe du projet de stage d’observation, elles furent plus intéressées à l’idée de pouvoir toucher du doigt leur secteur d’intérêt. Durant la seconde partie de l’atelier, nous avons travaillé sur la mise en valeur de leur présentation personnelle et essentiellement sur le lien entre leurs passions, leurs points forts et les qualités nécessaires à  l’exercice de leur métier souhaité (« Je pratique le foot féminin, j’ai donc un esprit d’équipe»). Enfin, nous avons simulé un véritable entretien au cours duquel elles devaient se présenter tout en se mettant en avant.

Mon groupe était bien équilibré et complémentaire (deux caractères forts et deux tempéraments plus timides), ce qui a permis de pouvoir travailler plutôt efficacement et dans la bonne humeur. Les quatre jeunes filles m’ont également signalée leur préférence de ne pas avoir de garçons au sein du groupe pour parler plus librement et plus sérieusement. Concernant le power point, je n’ai pas utilisé la page n°4 sur le « débat et l’interactivité » qui semblait déjà acquise. L’idée de discuter d’abord d’elles-mêmes (leurs particularités, leur parcours…), pour ensuite les encadrer dans la rédaction personnelle de leur présentation (qui permet de « poser les mots ») et enfin simuler un entretien ; a bien fonctionné. Par ailleurs, au lieu d’émettre directement une critique sur leur présentation orale, je demandais aux autres jeunes filles d’écouter et d’indiquer les points forts et les points à améliorer du discours de leur copine. Les avis étaient sensés et permettaient de créer un échange constructif (« ce n’était pas seulement l’adulte qui jugeait »). »

Brice Arnould : « L’adolescence est un âge charnière. Quand il réfléchit à son orientation, le jeune aborde le monde des adultes avec ses repères d’enfant. Les jeunes avec qui j’ai parlé n’avaient simplement aucune idée de ce que sont le monde du travail et la poursuite d’étude. Un exemple touchant : l’un d’eux pensait qu’à l’université on était rémunéré pour faire des dictées ! Cette mauvaise interprétation du fonctionnement des bourses universitaires nous a permis d’aborder le problème du financement associés aux études « longues ». Il y a eu de nombreuses autres situations semblables à celle-ci. C’est pour quoi je suis heureux d’avoir pu échanger avec eux. J’ai bon espoir qu’ils en retiendront des notions pour leur stage, mais aussi des repères qui les aideront à appréhender leur vie future. »

Laurence Vaudet : « J’ai trouvé très enrichissant de pouvoir discuter et faire parler ces jeunes filles sur la perception qu’elles ont d’elles mêmes.  Elles ont toutes réussi à se présenter à moi, sans timidité, alors qu’elles ne me connaissaient pas. Le travail en petits groupes permet à chaque jeune de s’exprimer et d’écouter les autres. »

Leilla Defrance : « Ce premier atelier nous a permis de prendre contact avec les collégiens . Dans le cadre de cet atelier, ces élèves de troisième ont principalement appris à se présenter et a exprimer leurs qualités. Un échange réel a été réalisé. La volonté de certains et leur projet déjà fixé à leur âge sont des éléments encourageants pour leur venir en aide. Ce premier contact a été positif, j’attend de lire leur lettre de présentation avec impatience. »